EDITO: BOUGEONS-NOUS !

*** Cet éditorial est un texte collectif émanant du conseil d'administration et de l'équipe salariée de l'association ***

Tous les experts, et tous ceux qui ont les yeux ouverts, s’accordent à dire qu’au rythme actuel, l’humanité dans sa globalité fonce droit vers le précipice.

  • "ON" commence à manquer de certaines ressources naturelles dont les prix montent (mais dont on ne réduit pas l’utilisation ou que l’on ne recycle pas),
  • "ON" observe une chute de la biodiversité et le peu d’individus de certaines espèces marque le déclin de leur diversité génétique avec pour finalité de sonner leur future extinction. De multiples espèces animales mais aussi végétales qui au-delà de leur « potentiel sympathie » ne seront donc plus présents dans l’ensemble des interactions avec les autres êtres vivants (chaîne alimentaire, etc.) et entraineront d’importants dérèglements nous impactant directement.
  • "ON" voit de plus en plus de populations humaines obligées de migrer et de changer de lieux de vie, leurs conditions étroitement liées au climat ne leur permettant pas de survivre où ils sont nés. De plus en plus de terres habitables étant amenées à disparaître avec pour résultat des exodes de populations,
  • "ON" voit le climat nous étonner davantage chaque année en passant des barbecues en terrasse en automne à la tempête de neige le lendemain, de la sécheresse à la crue en l’espace de quelques mois,
  • "ON" s’inquiète des arrivées massives de petites bestioles qui nous inquiétaient moins quand elles vivaient loin et qui survivent à présent sous nos latitudes…

Et de nombreux autres mécanismes sont déjà en route et malheureusement bien enclenchés. !

Mais "ON"  … C’EST NOUS, et c’est par de petits gestes que nous devons agir et nous devons les multiplier afin qu’ils soient efficaces. Pour cela, il nous faut tous s’investir pour découvrir, transmettre et s’approprier ces gestes avec étonnamment beaucoup de plaisir, d’économie et d’autonomie à la clé.

C’est aussi à NOUS en tant que citoyen, et électeur, de montrer que ces questions nous préoccupent et à nous d’être une constante « piqûre de rappel » auprès de nos décideurs qui ont le pouvoir et le devoir de prendre -à plus grande échelle- les virages qui s’imposent en faisant le choix de privilégier la survie et la qualité de vie aux bénéfices financiers potentiels.

Chaque génération a ses enjeux, ses politiciens et ses individus dont les choix ont marqué positivement ou négativement l’histoire. A la fin d’un monde (celui-ci) il s’agit d’inventer celui de demain et c’est un beau défi.

Que disons-nous ?

Il ne s’agit pas de sauver « la planète » en tant qu’entité abstraite et sur laquelle le vivant sous certaines formes s’en tirerait peut-être même mieux sans nous, mais d’agir maintenant pour préserver notre milieu de vie, continuer à être de la partie et vivre les années à venir dans un monde vivable.

Pourquoi nous est-il si difficile de réagir collectivement pour quelques degrés supplémentaires qui sont par ailleurs des « petits » degrés aux conséquences énormes, alors que nous pouvons être capables de nous mobiliser face aux taxes et à la baisse du pouvoir d’achat ?

Ne peut-on pas penser que ces dérèglements climatiques auront, au-delà des conséquences écologiques, des impacts économiques certains et que nous ne mesurons pas encore, de nos assiettes à l’assurance de nos logements !

Que demandons-nous ?

Mettre un terme aux projets climaticides tels que l’extraction de pétrole en Guyane,

Que l'Etat et les  collectivités publiques s'engagent dans une transition écologique cohérente, solidaire et équitable en s'appuyant sur des décisions qui vont dans le même sens et qui abandonnent le paradoxe de faire un pas vers la lutte contre l’érosion de la biodiversité en même temps qu'un pas vers la chasse, un pas vers des augmentations du carburant en même temps qu'un pas vers la construction de nouveaux axes routiers d’envergure, un pas pour stopper le charbon en même temps qu'un pas de plus vers le nucléaire…

Montrer que chacun de nous sommes prêts à faire des concessions, à modifier certaines de nos habitudes de vie et que nous sommes volontaires pour agir concrètement, individuellement et collectivement.

BOUGEONS-NOUS !

La hausse du carburant est le premier marqueur d’un manque de ressources dans un monde où elles ne sont pas infinies, les pénuries d’autres ressources suivront si nous suivons ce cap. Il est grand temps de se mobiliser aujourd’hui pour mettre en place et en pratique les solutions de demain.

Sortons la tête du sable!

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