Rencontres sauvages au CEDAF: Haïley et Kalissa jeunes reporters pour Nature & Société

Le 14 septembre 2016, Thierry Vesz a fait découvrir à Nature & Société et ses adhérents le Centre d’Accueil de la Faune sauvage d’Alfort (CEDAF). Haïley (13 ans) et Kalissa (9 ans) ont joué aux jeunes reporters pour le site de Nature & Société...

H : « Depuis la cinquième, j’aimerais devenir vétérinaire. Quand j’ai vu sur l’agenda de l'association qu’on pouvait visiter le centre de soin d’animaux sauvages à l’école vétérinaire, ma sœur Kalissa et moi avons demandé à maman de nous inscrire. »

H & K : « On a d’abord visité la pièce où les gens déposent les animaux blessés. Ils sont au chaud pour attendre que quelqu’un vienne les soigner. »

Vingt-quatre heure sur vingt-quatre, n’importe qui peut déposer un animal en détresse au CEDAF. Remplissez le dossier avec votre plus belle écriture, il suivra l’animal jusqu’à sa remise en liberté.

« Ensuite, on a été dans une grande salle où l’on nous a présenté le CEDAF. »

Au summum de leur activité, durant l’été, cette salle est réquisitionnée pour accueillir les centaines de martinets mal-en-point qu’il faut nourrir toutes les deux heures (270 durant l’été 2016). Soigner tous ces animaux nécessite du renfort mais aussi de l’argent. Créé en 1987, le CEDAF avait tous ses frais pris en charge par l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort. Mais en 2013, l’association Faune-Alfort s’est créée, leur financement se fait désormais grâce aux adhésions, aux dons et au mécénat.

« Il (Thierry Vesz) nous a raconté l’histoire d’une famille qui avait trouvé un renardeau et la petite fille dormait avec dans son lit. On s’est dit à ce moment-là que nous aussi on aurait bien aimé en avoir un ! Sauf quand, après, il a expliqué que les renards ont des parasites. »

Les renards sont des porteurs sains de l’echinococcose, maladie transmissible à l’Homme par contact avec les excréments des renards, des chiens et des chats porteurs. Quel que soit l’animal secouru, il faut toujours se mettre en sécurité. Les gants en cuir sont indispensables, ils permettent de se protéger des becs, des serres ou encore des mâchoires.

Yanis ( 4 ans) : « Moi je préfère largement les hérissons ! Les chauves souris, même comme Batman, il faut faire attention aux maladies, avec les renards aussi si on a un peu envie de les emmener dans nos bras il faut pas c'est dangereux pour nous et même, on a pas le droit. »

H & K: « Il faut aussi faire attention à ne pas amener des animaux non blessés. Si un oisillon tombe du nid, il faut le remettre soit dans le nid soit en hauteur pour éviter qu’il soit mangé par un prédateur. Ils ont du mal à s’occuper des faons, il vaut mieux les laisser dans la forêt et ne pas les prendre car la maman n’est jamais loin. » (*)

La sortie s’est poursuivie par ce qu’attendait le plus les enfants mais aussi les adultes : la visite des locaux. Une seule condition : ne pas faire de bruit pour ne pas stresser les animaux.  Des salles de soin aux salles de repos à l’extérieur, nous avons fait le tour des convalescents.

« Il y avait plein de tortues différentes, elles pouvaient être adoptés par les bénévoles sauf celles qui étaient des espèces en voie de disparition. Il y avait aussi un cygne avec des ailes blessées, un héron et des pigeons. »

K : « Ce qui m’a le plus plu c’est de voir qu’ils s’occupaient bien des animaux. Le tableau ça permet de se rendre compte qu’ils ont plein de travail ».

H : «J’ai demandé si je pouvais faire un stage mais je ne pouvais pas car il faut avoir 18 ans, j’étais « dégoûté ». Mais cette visite m’a donné encore plus envie de devenir vétérinaire. »

(*) Attention! Un faon isolé ne signifie pas forcément qu’il est en détresse, son pelage lui permet de se camoufler.

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