Retour sur une sortie: quand la mare redémarre...

Mare pédagodiqueDimanche 22 avril 2012, nous étions 18 curieux à nous retrouver au parking des Marmousets (La Queue-en-Brie 94) dans la grande, belle et humide forêt de Notre-Dame. Nous formions une drôle de troupe, équipée de bottes et de cirés. Munis d’épuisettes et de boîtes loupes, petits et grands ont découvert la nouvelle mare pédagogique aménagée par l’ONF. Après avoir discuté des caractéristiques principales d’une mare, nous avons décrit les différentes espèces de plantes que l’on peut y trouver et les animaux qui en bénéficient.

D’environ 1,50 mètre de profondeur, les mares sont des milieux aquatiques où se développe une végétation spécifique (saules, joncs, carex, lentilles d’eau, etc.). Toutes ces plantes sont disposées autour de la mare, certaines les racines dans l’eau, et contribuent à créer un milieu biologique très riche, qui change avec les saisons. Les animaux y trouvent aussi leur compte, des petites bêtes aquatiques (larves de libellule, de moustique, etc.) aux mammifères (chevreuil, sangliers, hérissons, etc.), en passant par les amphibiens (grenouilles, tritons, salamandres), tous se rapprochent de ce point d’eau pour s’abreuver, se nourrir ou se reproduire.

Recherche dans la vaseCette première mare contenait beaucoup de matière organique en décomposition mais, au milieu de la vase, nous avons tout de même identifié des œufs de grenouilles, des vers de vase et des mues de larves de moustique. Aussi des hydromètres skiaient à la surface de l’eau ! Heureusement nous avions des fiches pour identifier ces habitants !

Attentifs aux chants des oiseaux et en particulier à celui du coucou, nous avons continué l’aventure vers une mare plus au cœur de la forêt. Sur notre route, nous avons rencontré un bousier sur son lieu de ponte : du crottin de cheval. Au soleil, nous avons pu observer ses jolis reflets colorés et brillants !

La deuxième mare que nous avons découverte nous réservait de belles surprises. Cachée parmi les arbres et les touffes de molinie, nous avons repéré des traces de mammifères (sanglier, chevreuil), preuve qu’ils viennent s’y rafraîchir. Aussi, un couple de tritons palmés y avait élu domicile, le temps de se reproduire à cette époque de l’année. Une chose est sûre, la renaissance du printemps se faisait sentir au milieu des œufs de grenouille, des têtards, des larves de libellule et peut-être même une larve de trichoptère.

Enfin, nous avons pris le chemin du retour, quelques uns en voiture et quelques autres en vélo. En plus des nombreux avantages de se déplacer en vélo (pas de pollution, pas de prise d’air, travail des muscles, encore faut-il s’armer de patience au début…), en milieu forestier on peut passer à côté d’animaux sans les effrayer. C’est comme ça que nous avons vu quatre chevreuils qui se nourrissaient au bord du chemin. C’était un très sympa « à bientôt » de la part de la forêt.

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